Prenant leur courage à défaut par deux pattes, ils décidèrent (aidés par la distance épuisentale de la maison) de rentrer dans cette salle, qui s'apparentait désormais à l'antre du diable, et à se faire tout petits jusqu'à ce que ces interminables heures de "fête" se terminent enfin ! Ils se frayèrent un chemin jusqu'aux portes de l'enfer en sentant les regards des autres peser sur eux tels des baleines ayant adopté la "Mc Donalds attitude" !
Quand ils arrivèrent enfin à l'intérieur, ils aperçevirent près des boissons leur cher ami Carlo qui, dès qu'il croisa leur regard, détourna la tête et se dirigea vers le côté le plus opposé de la pièce au leur. Ils tentèrent de le rattraper mais ils hâta le pas jusqu'à se retrouver coincé dans un angle de la pièce. Patrick et Bob arrivèrent à ses cotés et tentèrent de lui adresser quelques mots afin de se sentirent moins seuls dans cette pièce dont il semblait que les murs se ressérèrent petit à petit sur leur misérables corps charnues ! Or, le calamar au nez à l'irrésistible envie de pouêter se retourna et leur expliqua dans son jargon de mots à la douceur épineuse qu'il n'était pas question qu'il se les coltinent toute la soirée d'autant plus qu'ils étaient la nouvelle risée du lycée ! A ces mots ils s'en alla à grand pas de pompiers accompagné de son habituel bruit de flatulation rythmique, en laissant nos deux esseulés confrontés à eux mêmes dans cette immensité peuplé de remueurs de popotin !
A cet instant là, Patrick et Bob sentirent leurs yeux globuleux se remplirent de larmes tièdement salées. Ils subirent un tel chagrin dans leur petit c½ur flasque amateur de percussions que seul une quadruple glace bien serrée du fameux Glouton Barjot pouvait les sortir de cette torpeur de solitude amère comme la marmelade (cf : voir Bob l'éponge le film (r), pas que j'ai dans l'optique d'arrondir les fin de mois du PDG de Nickledéon (r), mais plutôt dans celle de vous former une culture qui apparait comme indispensable pour l'évitation de votre crash cérébrale future (!).)
C'est alors que Sandy l'écureuil, elle aussi présente à cette toride soirée, vit, attirée par l'humidité tropicale qu'ils évapotranspiraient, ses amis chagrinés. Elle s'approcha d'eux, prenant toutes les précautions au monde pour ne pas glisser sur les multiples flaques abondamment produites par nos deux fontaines, se rappelant la pub du monsieur glissouille crac jambe tordu recrac tout va bien sale gosse de notre gouvernement attentionné. Elle leur demandât la source de leur abondante humidité et ils lui racontèrent tout leurs malheurs. Sandy fit des tentatives de bribes de consolations, prise de pitié pour ses compagnons de toujours, jusqu'à ce qu'elle aperçoive au milieu de la foule un kéké d'une telle (relative) beauté qu'elle crut être amoureuse. Son chapeau de pêcheur, ses bottes de cuir mal cirées, sa chemise cartonnée, ses boutons purruleux look pizza 4 fromages, ses bouts de moustache mal rasée, lui rappela le charme envoutant de David Hasselhoff (si si !) et lui donna des frissons jusqu'au bout de la queue ! Elle laissa tomber ses deux maternés, pris son simio-David dans les bras, l'embrassa fouguesement (ce qui fit éclater quelques boutons biens mûrs au passage...) ! Il rétorqua par un "T bone, beillbi !" propre au langage de son espèce, la ravi sur son tricycle, et s'en allèrent vers d'autres horizons éclairés par le clair de lune, faire je ne sais quoi...
Patrick et Bob étaient plus déprimés que jamais ! L'absence de Glouton Barjot les porta à inonder leur chagrin dans un liquide vivifiant d'origine russe, en tout mauvais adolescents déshydratés qu'ils sont. Fort heureusement dans ces genres de soirées d'origine éducationnales, les boissons bouillottes internes aux effets divergents sont désautorisées (rien à voir avec Axe (r)). Les bouteilles Smirnoff Ice, Despé, Boomerang, Absinthe (r), et autres (je tiens également à préciser aux lecteurs, qui m'associent déjà surement au vieux papy en anorak kaki avec son bedon au nombril qui ressort et son teint rouge crevette qui semble avoir élu domicile au bar, n'avoir jamais touché une seule goutte d'eau de joie de ma vie ! (mon léger reste de crédibilité qui me restait naguère viens tout juste d'être balayé...)) avaient étaient mesquinemant remplacées par du vulgaire (mais succulusement pétillant !) Champomy (r) !! Nos deux héros ainsi grugés crurent être dans le zone alcootest ballon rouge, et pouvait ainsi oublier leurs soucis et excuser leur comportement inapte lors de leur dernière visite aux rayon prêt-à-porter féminin. Or, le seul trouble du comportement que cela amena du coté spongieux fût une abominable pression sur la vessie subissant des vagues déchaînées de liquide tiède acidifié (rappelez vous que l'un des personnages principaux est une éponge, et que mine de rien sa à beau avoir une forte capacité d'absorption une Spontex (r), il faut rapidement l'essorer sinon au moindre choc ça fait sploutch !!)
Quand l'alarme interne du concerné sonna la débandade, il couru tel Forest Gump dans la direction hasardeuse qui semblait concentrer la plus grande quantité d'atomes d'odeurs urinières, qu'il en déduit être les toilettes du sexe masculin ! Avec son élan, les remous sulfuriques de sa vessie se changèrent en raz-de-marée, ce qui mit tout son système nerveux en alerte d'une fuite humide imminente ! Il arriva à destination battant tout les records de vitesse établies (comme quoi pour motiver y'a rien de mieux que les besoins naturels (à ne pas comprendre de travers, je pense en particulier à certaines d'entre vous...)). Or, ses sens olfactifs l'avaient amené dans une zone obscure retirée, et l'angoisse le saisit, prenant des teintures jaunâtres... Il essaya tant bien que maladroitement de trouver une sortie, tentant à la fois de se convaincre que qui peut boire autant d'alcool est bien au dessus de la peur du noir dans l'échelle de virilité. C'est alors qu'il se prit le pied dans ce qui semblait être une marche et culbuta de tout son corps et de toute sa liquidité vers l'avant, traversant un rideau gigantesque, l'exposant enfin à un peu de clarté procurée par des spots, et s'étalant de tout son long sur le parterre, saturant son réseaux nerveux d'une telle pression qu'il faillit passer du coté jaunâtre de la force ! Sa vessie se révéla extraordinairement tenace à toutes ses turbulences et ne réussit qu'à laisser échapper une goutte dans les bas fonds ténébreux de son caleçon ! Il se releva tel un chevalier tombé sur le champ de bataille, cherchant à concrétiser son honneur : ses sous vêtements ont échappés à l'inondation !
Alors qu'il essaye de visualiser si la goutte humiliante a réussit à traverser son caleçon pour attaquer son pantalon d'une tâche obscure, il entendit des rires moqueurs et une forte acclamation. Il avait attérit sur la scène face à toute ses frimousses en constructions d'adolescents pubères !! Ce qui lui vint aussitôt fut la saisissante odeur d'urine qu'il l'avait guidé plus tôt. Il se retourna et localisa sa provenance : un petit abusateur de Champomy qui n'avait pas la même ténacité vessitale que lui n'eut pas le temps de trouver les toilettes, et dans un dernier recours s'était caché derrière le rideau et ouvrit ses vannes naturels de trop plein d'eau sur la scène ! Bob s'aperçut également de la présence de tout l'assortiment d'une troupe de joyeux lurons musicaux sur la scène. Le chef du bal de promo, qui était un petit slurp fesse narquois fouineur, pris alors le micro et rajouta du sien dans le sentiment de mal-à-l'aise de notre grand étourdi. Il s'adressa à la foule en ces termes :
"Et voici le pervers pépère qui aime à s'aventurer dans les toilettes de sexe adverse pour se cultiver sur les dessous secrets de nos amies les femelles !"
La foule se mit à le huer et les filles affichèrent des têtes de machines à claques. Bob l'éponge était paralysé par les regards tonnerisants et les signes de coupage de gorge qu'elles lui lançaient, tout en constatant avec quelle extrême rapidité la vague d'information que le téléphone arabe couplé à la curiosité people pouvait étendre ! L'animateur continua d'un ton guilleret :
"A t-il décidé de se rattraper en faisant le grand pas de l'avancement au devant de la scène, pour tenter de nous montrer qu'il a d'autres passions dans la vie que le feuilletage de magazines pornographiques ? Que va t-il donc nous montrer ?!"
Notre éponge rêvait d'être à des kilomètres de là, essuyant des larmes de crocodile dans la jupe de sa mère. Il se retourna dans l'espoir de s'échapper par l'endroit où il avait attérit et qui l'avait promené le long du chemin mennant à la plus grande honte de toute sa vie. Mais un hocquetement d'effroi lui échappa lorqu'il y vit un ammasement de demoiselles toutes grimaçantes cruellement, qui lui fit rapidement comprendre leurs intentions brutales par des secouages vifs de rouleaus à pâtisserie transmettant un message clair sur l'état de son apparence dès qu'il aura quitté la scène...
Notre héros cubique était donc coincé sur ce carré artistique d'improvisation en tous genres qu'est la scène, confronté à une masse de gens avides d'humiliations qui attendaient de voir ce qu'il est capable de faire de ces 8 doigts . Il essaya d'analyser sa courte existence du commencement dans les couloirs blanc crème fraiche de la salle d'accouchement, en passant par ses efforts vains à la crèche pour faire passer ce fichu rectangle dans ce têtu réceptacle triangle, en bifurquant par ses aventures avec son homologue étoilé coincé dans un tuyau, et voyant la fin de sa frise chronologique personnelle se terminant dans les 15 prochaines minutes. Il n'y voyait rien qui de près ou de loin ressemblait à un quelconque talent personnel susceptible d'amuser la galerie. Il déglutit et conclu que c'était un incapable, se jurant de faire de sa vie quelque chose de plus passionnant, profond, et artistique que de retourner des pâtés avec une spatule toute la journée, si sa bonne étoile lui permettait de réchapper à cette situation des plus gênantes.
Pour éviter toute dégrade neurologique des lecteurs, une pause et conseillée avant l'épuisante reprise de cette histoire sans queue ni tête !
Faites donc une petite promenade dehors, nourrissez votre hamster qui commence à attaquer les barreaux de sa cage tellement vous êtes un maître irresponsable et inconscient de l'erreur nutritive que vous faites, prenez le temps d'embrasser vos proches et exprimez leur à quel point vous tenez à eux, contemplez cette vie merveilleuse qui vous entoure !!
(ceci est un message du ministère de la joie du bonheur d'être heureux, parce que vous le valez bien !)
C'est alors que lui revint en mémoire, parmi des souvenirs de vanouhatou, de leï, et de danses tropicales, des essais de ballades sur un ukilélé qui ont par la suite déteints sur quelques talents musicaux réduis en guitare électrique qu'il s'efforçait de pratiquer quotidiennement.
Le public cannibale s'impatientait et commençait une collecte d'argent pour l'achat d'un cageot de tomates en poussant des grognements austères. Bob prit alors son courage à trois pouces et avança une main flageolante vers la guitare qui se trouvait miraculeusement sur la scène. Il se mit en position de simio Kurt Cobain en même temps qu'un "GLOUPS !" bruyant s'échappa de sa gorge sèche malgré les litres de liquide qu'il venait d'ingurgiter. En situation physique habituelle il se ferait dessus, mais comme sa pressante envie urinatoire existait déjà avant qu'il ne monte sur scène, cela eu un contre effet extraordinaire digne d'un histoire dégantée, qui permis à son cerveau d'ignorer les titillements des nerfs vessitales; du moins pour l'instant...
Il regardait ses mains, alternant son regard vers l'une puis l'autre tel un métronome oculaire, en évitant à tout prix de lever le regard pour ne pas être victime d'une paire d'yeux révolver. Le public avait réussi à réunir assez d'argent pour acheter quelques bons kilos de tomates-b½ufs mûres-pourris, et se les distribuaient entre eux. Bob l'éponge tremblait tel un lave-linge en pleine transe le chat sensitive (r) et peinait à placer ses doigts. Il tenta une gratouille sonore, puis une deuxième, mais la troisième fut interrompu par un SPROUTCH ! rougeâtre en pleine prune, suivie d'une criarderie :
"T'est nuuul !", puis d'une deuxième :
"Laisse tomber et viens nous voir pour partager ta culture du prêt-à-porter ! On te refait ta face de brique gratos !".
Bob l'éponge était au bord des larmes et tremblotait des lèvres.
Patrick, qui depuis tout à l'heure se noyait dans sa bave qui proliférait de sa bouche grande ouverte, commençait à se questionner sur la position géographique et émotionnelle de son comparse. Il se retourna au moyen d'une roulade acrobatique et vit un attroupement d'énergumènes tous plus féroces les uns que les autres. C'est alors qu'il vit un carré jaune sur la scène, les larmes aux yeux faisant de petites vaguelettes, tenant fermement son instrument tel un ours en peluche qui lui absorberait toutes ses peines. Il fut saisi de chagrin et de pitié pour ce petit être sans défenses (sans rapport aucun avec un quelconque pachyderme...) qu'était son ami fidèle avec lequel il avait partagé tant de moments intenses (FAUX ! Patrick et Bob assument pleinement leur sexualité hétérogène ! Cessez donc d'être mauvaise langue !). Il se décida donc à sortir son compagnon de la semoule et se fraya une chemise à travers la foule assoiffée de sang pour arriver sur la scène. Il prit le micro, tapota dessus pour faire style technicien 1,2,... , lança un regard complice qui voulait tout dire à son guitariste, et se mit à entonner le début des paroles de "I love rock'n roll !".
Les brouhahas disparates se turent sur le coup et tous avaient leurs yeux rivés sur ce mystérieux personnage qui affichait les couleurs du papier toilette traditionnel. Certains le reconnurent, et grâce,une fois de plus, à l'avancée technologique de la communication arabesque le présentateur eu un rapide accès au profil généraliste du bonhomme. Il s'empressa bien entendu avec un sourire sinique de généraliser l'information à toute la foule, soucieux d'informer également les potentiaux sociale faible.
Patrick, se croyant toujours sous l'effet extravertissant de la liqueur miraculeuse lui donnant une force de caractère sans égale, poussa la chansonnette de plus belle !
Bob l'éponge, désormais en larmes de joie et de reconnaissance, se sentit la force de montrer sonoriquement son modeste potentiel. Il l'accompagna à la guitare, avec quelques grimaces pour l'oreil pour commencer, pour ensuite se perfectionner et se transformer en riffs énergisants ! Le public, qui s'était décidé à pourrir la vie du l'affreux jaune, trouvait le duo ridicule. Mais après quelques minutes sonoricalement distordées il se fit pénétrer par le rythme et se mit à taper la mesure du pied inconsciemment. Chacun voulait s'empécher de moover son body mais les riffs étaient d'une telle entrainabilité qu'ils se mirent même à remuer du popotin !
C'est alors qu'arriva en grande pompes la très émotionnelle Sandy, recouverte d'une texture muqueuse blanchâtres. A force d'embrasser son homme avec véhémence, éclatant dans le même temps ses furoncles couleur crème fraiche comme on aime éclater les bubulles d'air que contiennent les cartons d'emballage, sa tête toute entière à fini par éclater, recouvrant la pauvre écureuil de son liquide puruleux. Dégoûté à vie d'Alerte à Malibu et de Mont Blanc (r) à la vanille, elle était prise de remords d'avoir abandonné si promptement ses deux gros bébés.
Quand elle les vit si vivant sur scène, un sourire éclaira son visage pâle. Elle passa rapidement aux toilettes se refaire une beauté et monta à son tour sur scène, entrainant avec elle le Carlo qui rouspétait et soufflait du nez pouêt en tentant de lui échapper. Elle se mit à la batterie et enchaina avec eux. Carlo, sentant qu'il serait ridicule s'il quittait la scène après y être monter précipitamment, se dit que c'était l'occasion de partager sa virtuosité du pipo et le dégaina pour en fluter. Même Gary se joigna à eux, battant la mesure de ses deux yeux s'entrechoquant rythmiquement. Tous souriaient (même Carlo élargit d'un chouilla sa bouche, ce que l'on pourrait optimistement interprété comme une bribe de sourire personnel...) et se sentirent uni par les liens de la musique (que c'est beau ='-) .
Tous prirent courage et ils enchainèrent les classiques de la belle époque en jouant leur répertoire des guitar heroes que je n'ai besoin de citer. Le public avait complètement abandonné sa stoïcité forcée et tous étaient en folie, oubliant presque pourquoi il tenaient fermement de leur nageoire une tomate molle. Ils se les balançais dessus lors de pogos féroces et le présentateur lâcha son micro pour les rejoindre.
Bob l'éponge enchainait les solos et était en extase riffique, tout en comprenant pourquoi les groupes étaient en telle jouissance artistique lors de leurs représentations ! (sans montrer ses fesses ou imiter le chien enragé au clair de lune pour autant).
C'est ainsi qu'ils continuèrent toute la nuit, tout en n'oubliant pas de finir avec des slows, prenant en considération les jeunes amoureux et les couples précoces qui comptaient bien reproduire la contume assouvissante, que personne ici ne se permettrait de faire semblant d'ignorer à la vue de notre taux d'américanisation.
Ils passèrent une merveilleuse soirée de poisson pané, et ce fameux bal de début d'année qui se présentait comme une catastrophe sociale aux premiers abords fut un des meilleurs souvenir d'adolescent ouêch-ouêch de nos attachants petits crustacés !
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°FIN !
(l'utilisation abusive de mouchoir lotus (r) et de SNIRFL ! nasaux est désormais tolérée).
P.S : rassurez-vous, jamais je n'entamerais une carrière d'écrivain, promesse de scoot !

